Interview de Catherine Cardinal : consultante, spécialiste en communications sportives

Publié : vendredi 20 mars 2015

Catherine Cardinal [square]

(Catherine Cardinal collabore actuellement avec l’agence Jimmy Lee (jimmylee.tv), avec Québec en forme (www.quebecenforme.org ) et Fair-play (www.fairplayweb.com) sur trois projets de nature sportive.)


Comment êtes-vous arrivée à travailler dans l’industrie du sport ?

J’ai toujours été passionnée par le sport. Je suis moi-même très sportive. L’activité physique occupe une place fondamentale dans mon quotidien. Et j’ai toujours voulu concilier passion et profession.

J’ai d’abord travaillé comme journaliste pour des magazines sportifs et agissais également à titre de consultante pour produire du contenu créatif pour divers médias et boîtes de production montréalaises. Après 12 ans de travail à titre de consultante dans le milieu de la production télé, j’ai pris la décision de retourner à l’université faire une maîtrise en Sciences du sport avec la ferme intention de me construire, par la suite, un parcours professionnel qui combinerait mon besoin de sport et mon expertise en communications, en production de contenu et en promotion du sport et de la santé.

Durant ma formation, j’ai travaillé comme consultant pour le Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport puis, par la suite, pour des organes sportifs provinciaux divers tels que : Vélo Québec, Kino Québec, Québec en forme, etc.

C’est riche de ce bagage polyvalent que je me suis retrouvée au Comité Olympique Canadien à titre de Gestionnaire principale des communications sportives.

Aujourd’hui, de nouveau à mon compte, je développe des projets pour divers médias en lien avec l’industrie du sport. Je travaille à la fois avec les acteurs du milieu olympique et des agences en marketing sportif.


Quels seraient les conseils que vous donneriez aux personnes souhaitant travailler dans l’industrie ?

Je crois qu’il est important de cultiver sa passion du sport et idéalement de se tracer une direction pour atteindre un objectif défini tout en restant souple et à l’écoute des avenues qui s’offrent à nous. Il faut y croire et conserver à l’esprit qu’il n’y a pas un bon chemin mais plusieurs parcours potentiels. Le bon chemin c’est celui qu’on emprunte et auquel on croit. Il faut oser la différence, se bâtir une niche et travailler fort. Et finalement, il ne craindre ni l’échec, ni l’adversité.


Quels sont les éléments ayant déclenchés chez vous l’envie de faire carrière dans l’industrie du sport ?

Ma passion sans borne pour le sport, et le temps que j’y consacrais spontanément, m’ont convaincue qu’il valait mieux tenter, tant bien que mal, de conjuguer passion et profession. J’ai agit devant l’évidence.


Quel conseil reçu vous a permis de grandir autant professionnellement qu’humainement ?

J’aime me rappeler - tel que l’a déjà dit l’athlète Cathy Reed - que « les échecs servent de répétitions au succès. » Personne n’est immunisé devant la défaite. Là où nous pouvons être différents cependant, c’est dans notre gestion de l’échec, dans la posture qu’on adopte devant la défaite. Il faut toujours garder à l’esprit que, comme la victoire, l’échec n’est jamais définitif mais qu’il peut plutôt servir de tremplin vers la réussite.


Quelle est la chose dont vous êtes le plus fière dans votre carrière ?

Je suis fière d’avoir écouté ma passion. Fière d’y avoir cru. De m’être bâti une expertise, une niche, en communications sportives et en promotion de la santé.

En écoutant mon besoin de travailler à un monde meilleur et en bonne santé, j’ai collaboré à plusieurs projets qui ont eu un réel impact social : j’ai mené une étude sur le profil psychologique des athlètes élites afin de travailler à leur donner un monde où ils sont à même de performer et d’atteindre les plus hautes marches du podium sans jamais que cela n’impacte négativement leur santé ; j’ai participé à la création d’un compendium de recherches liées à la promotion de l’activité physique et sportive ; à la mise sur pied d’une campagne de marketing sociale pour faire bouger les jeunes, etc. Et dans la sphère olympique, j’ai contribué à faire rayonner le sport, les athlètes et leurs disciplines respectives.

 

Quelles sont les qualités nécessaires pour réussir dans les métiers du sport et être un leader sur ces marchés ?

Il y a sans doute autant de réponses qu’il y a de métiers. Les métiers du sport sont multiples et diversifiés. Mais il est toujours essentiel d’avoir une plus value en proposant quelque chose de différent. Il est utile de connaître le milieu, celui où on veut cheminer. Mais aussi important d’être en mesure de penser en termes d’innovations et de changements. Il est essentiel d’entretenir sa passion, de ne pas baisser les bras et de connaître sa valeur. Le milieu sportif est un milieu stimulant. Mais c’est aussi un milieu complexe où les enjeux se déploient sur un échiquier international et multiculturel. Il faut donc savoir écouter, observer, questionner et s’adapter.


Qui a été votre plus grande source d’inspiration dans votre carrière et pourquoi ?

Ce n’est pas tant quelqu’un que la vie et le sport qui m’ont inspirée. J’aime les valeurs véhiculées par le sport : la persévérance, la résilience, le dépassement de soi, etc. J’aime ce que chaque athlète peut incarner.
C’est la vie qui a été m’a plus grande source d’inspiration. Les obstacles qu’elle a mis sur mon parcours m’ont forcée à me relever pour continuer. Devant les obstacles, on se relève plus fort, plus outillé et plus inspiré.

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