Interview de Benjamin Carlier, responsable de l'incubateur de startups dediées au sport, Le Tremplin

Publié : mardi 27 octobre 2015

BenjaminCarlier

Pourriez-vous commencer par vous présenter ainsi que votre parcours ? Qu’est-ce qui vous a poussé vers le domaine du sport ?

Je m’appelle Benjamin Carlier, j’ai 31 ans, et je suis aujourd’hui le Responsable du Tremplin, incubateur de startups dédiées au sport. Après avoir fini Sc-Po Aix, j’ai continué avec un master de Management des Organisations Sportives à Marseille, et j’ai très vite enchaîné avec un stage puis une embauche au sein de Carat Sport, agence de conseil en communication et marketing sportif.

Après 2 ans et demi, j’ai choisi de partir pour me réorienter et suis très vite devenu le collaborateur parlementaire de Valérie Fourneyron à l’Assemblée Nationale, très centrée déjà dans ses activités de députée sur les problématiques du sport.

Je l’ai ensuite naturellement suivi au Ministère des Sports à sa nomination en mai 2012. Chef de cabinet adjoint, j’étais également en charge de l’économie du sport, des relations internationales, des problématiques dopage, et des relations avec le mouvement sportif.

Après le remaniement d’avril 2014, j’ai forcément cherché un nouveau défi, tout en restant dans le milieu du sport. J’ai alors été embauché par Paris&Co, agence de l’innovation et de l’attractivité de Paris, pour mettre en place le projet de plateforme d’innovation dédiée au sport.

Comment décririez-vous votre métier et quelles difficultés rencontrez-vous ?

Mon métier de responsable du Tremplin est extrêmement divers. Notre plateforme d’innovation dédiée au sport comporte plusieurs métiers :

  • L’incubation de startups, qui induit à la fois une sélection puis un accompagnement individuel des projets
  • L’animation de l’écosystème, avec des conférences, des animations, mais aussi de la veille et de la communication
  • Des relations partenaires, qu’ils soient privés ou institutionnels, pour faire vivre l’écosystème du sport et de l’innovation

La richesse de mon poste actuel est la diversité des tâches et des métiers. C’est aussi une difficulté puisque cela demande des adaptations permanentes aux différents enjeux et interlocuteurs.

Quel avenir voyez-vous pour votre métier ?

Pas d’inquiétude pour l’avenir de ce métier, les perspectives pour l’innovation dans le sport sont belles. Pour mon métier en tant que tel, l’avenir, c’est aussi plus de management, puisque j’ai lancé le projet seul, je suis aujourd’hui accompagné par un chargé de missions depuis quelques mois, et nous attendons dans quelques jours l’arrivée d’un nouveau renfort.

L’avenir se sera aussi l’internationalisation du dispositif. L’intérêt international s’est déjà manifesté, à nous dans les mois à venir de saisir ces opportunités.

Quels seraient les conseils que vous donneriez aux personnes souhaitant travailler dans l’industrie du sport ?

Mon principal conseil est de dire que la passion du sport et l’envie de travailler dans ce secteur ne suffisent pas ou ne suffisent plus. Il faut aussi avoir développer de véritables compétences, se distinguer par des qualités professionnelles concrètes, et ensuite proposer de les mettre à disposition du secteur du sport. Pas l’inverse.

Quels conseils reçus vous ont permis de grandir dans cette industrie ?

Le conseil de ne pas avoir une vie « tout sport », on y vient vite ! De continuer donc à profiter de ses autres passions, à préserver une curiosité dans d’autres domaines.


Quels sont les ingrédients de votre succès ?

Si je dois parler d’un succès, c’est aujourd’hui du lancement réussi du Tremplin. Les ingrédients qui ont permis à ce projet d’aboutir sont nombreux :

  • Soutien d’une « maison-mère » forte avec Paris&Co et du programme de plateforme d’innovation déjà existant, le Welcome City Lab
  • Soutien de la mairie de Paris pour mettre en avant ce projet
  • Force des startups du sport en France, qui sont aujourd’hui la base sur laquelle nous pouvons développer le programme et sans lesquelles la plateforme n’aurait pas de sens
  • Intérêt et engagement des partenaires privés mais aussi de partenaires institutionnels qui ont immédiatement soutenu et activé le partenariat (INSEP, Sporsora…)

Quel a été le moment clef de votre carrière ?                            

Quand j’ai choisi de quitter mon premier poste, sans en avoir de deuxième et sans savoir quel pourrait être ce deuxième. J’avais besoin de changer et de m’ouvrir à d’autres opportunités. J’ai eu de la chance, mais cela a fonctionné…

Quelle est la chose dont vous êtes le plus fier dans votre carrière ?

Réponse un peu semblable à la question précédente : avoir su relever de nouveaux défis et sortir de mes zones de confort…

Qui a été votre plus grande source d’inspiration dans votre carrière et pourquoi ?

Ce qui m’inspire, ce sont les projets dans lesquels on crée des choses nouvelles et différentes. C’est à mon sens le plus intéressant : créer, innover. C’est surtout plus facile que d’essayer d’avancer en transformant des habitudes ou en modifiant des  projets déjà existants. Rien n’est plus fort que la résistance au changement…

 

Vous souhaitez en savoir plus sur Le Tremplin et ses startups ? Rendez-vous sur letremplin.paris.

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