Focus sur la féminisation du sport, de la pratique à l’entrepreneuriat! (Partie 2)

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Lancement des Egéries du sport féminin

Aujourd’hui, seul 20% des retransmissions sportives à la télévision sont dédiées au sport féminin. Pire, alors que 48% des sportifs sont des femmes, seuls 3% des investissements sponsoring sont consacrées au sport féminin.

Le 14 mars dernier, le Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Patrick KANNER a donc lancé l’opération « Égéries du sport féminin ». Cette initiative vise à mobiliser des figures publiques du sport, des médias, de la culture et de l’entrepreneuriat afin de promouvoir le sport féminin en France. Concrètement, les égéries se rapprocheront de plusieurs clubs féminins afin de mettre en lumière leur quotidien, leurs activités, leurs réussites.

17 égéries ont été sélectionnées, et notamment Victoria RAVAA, Sébastien CHABAL, Delphine ERNOTTE, Raymond DOMENECH, Elisabeth BORNE et Michel CYMES. 17 égéries donc, mais également 3 start-up, qui ont gagné leur place à l’occasion d’un concours.

Il s’agit d’E-Cotiz, d’Oly Be et de Windoo, 3 start-up qui ont proposé des solutions en faveur de la féminisation du sport qui ont su convaincre le Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports.

Pour le Ministre M. Patrick KANNER, « il s’agit de donner corps à un principe simple : l’égalité est la valeur cardinale du sport, celle sans laquelle aucune compétition n’est possible, nous avons tous y à gagner » (article à retrouver ici).

De plus en plus de startupeuses dans le sport… et ailleurs !

Depuis la 1ère promotion du Tremplin, les choses tendent à s’améliorer. Ainsi, pour la 2ème promotion, 14% des candidatures étaient féminines.

D’ailleurs, Forbes France a récemment dévoilé un top 9 des entrepreneures à suivre dans le monde du sport. Parmi ces dernières, on retrouve notamment Linda AÏT BOUZID, Gaëlle FRIZON DE LAMOTTE, Sarah OURAHMOUNE (de la saison 1 des Sprinteuses) et Raphaele LEYENDECKER FABBRI (dont la start-up Horseee est incubée au Tremplin).

Plus généralement, de plus en plus de femmes entreprennent dans le monde du sport.

Par exemple, Laetitia PINGEL et Clémence FABRE, deux anciennes étudiantes d’HEC, ont lancé « Révèle », une marque de vêtements de sport dédiées aux femmes. Avec le soutien de Paris Pionnières, cette marque développe et commercialise de l’équipement technique renforcé type « seconde peau », spécialement conçu pour la pratique féminine de sports de contacts tels que le rugby, le handball, la boxe et le karaté. Egalement soutenue par Paris Pionnières, la start-up Zippypass, qui propose un système de pass pour faire du sport en illimité à Paris et en région parisienne.

Une initiative à souligner, celle d’Aurélie BRESSON, experte en communication et relations presse, qui a lancé « Les Sportives », un magazine consacré à 100% au sport féminin. Ce trimestrielle de 68 pages relate toutes les actualités du sport féminin mais également des rubriques très diverses, telles que des portraits, des enquêtes, des articles axés sur la santé etc. Quelle cible ? Pour la fondatrice, « c’est un contenu pour et par les femmes et les hommes qui s’intéressent au sport conjugué au féminin et qui en sont les actrices et les acteurs » (article à retrouver ici).

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Autre média spécialisé dans le sport féminin : « Foot d’Elles ». Il s’agit d’un site consacré au foot féminin, fondé en 2012 par Marianne GAZEAU, PDG de Sésame.

Aujourd’hui, certaines structures fondées par des femmes deviennent quasiment incontournables dans le monde du sport. C’est le cas de l’agence de communication La Fourmi, fondée en 2008 par Céline JOBERT et Thibaut CORNET. Cette agence vise à multiplier l’audience et les revenus du sport business ; elle est notamment derrière la campagne « Fiers d’être Bleus » (Euro 2016) et « Phénoménal hand-ball » (Championnats du monde de handball de 2017).

Enfin, précisons que les entrepreneures s’organisent aussi pour s’entraider. Hormis l’incubateur Paris Pionnières, on retrouve par exemple le « Forum Jeunes Femmes et Numérique » ou bien la « Commission Femmes du Numérique » de Syntech.

On retrouve également Girls In Tech, organisation internationale fondée en 2007 à San Francisco avec l’objectif de donner plus de visibilité aux femmes spécialisées dans les nouvelles technologiques. La branche française, fondée en 2010 par Roxanne VARZA et Mounia RHKA, s’appelle aujourd’hui « StartHer » et est à l’origine de nombreuses initiatives telles que les « StartHer Awards » (anciennement Lady Pitch Night) et le baromètre de la Tech au féminin.

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Aujourd’hui, l’écosystème est donc parfaitement adapté pour accueillir autant de startupeurs que de startupeuses. En attestent plusieurs success story, et pas seulement dans le monde du sport.

Par exemple, celle de Céline LAZORTHES, fondatrice du groupe Leetchi, aujourd’hui propriétaire de la cagnotte en ligne leetchi.com et de Mangopay, une solution de paiement sur internet pour les acteurs de l’économie collaborative.

La start-up Front, cofondée par Mathilde COLLIN, fait aussi office de géant : installée à San Francisco, la start-up a levé 10 millions de dollars en mai dernier… Son elevator pitch ?  Gagner en productivité et en agilité grâce à la solution Front qui permet de gérer en commun les boites mails collaboratives des entreprises. Ingénieux.

Des opérations en faveur du sport féminin à multiplier !

Depuis plusieurs années, des opérations visant à soutenir le sport féminin se développent.

Ainsi, cette année, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la Ligue de Football Professionnel (LFP) et la FDJ se sont associées pour promouvoir le football féminin dans les clubs. Du 10 au 13 mars, se déroulait l’opération But pour elles : tous les buts marqués en Ligue 1 et en Ligue 2 ont été convertis en euros par la LFP, à hauteur de 500 € par but.

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Avec un total de 64 buts, les buteurs de ces deux championnats professionnels ont permis de constituer une cagnotte de 32 000 € qui financera des actions en faveur du football féminin.

Coutumière des actions en faveur de la féminisation du sport, la Fondation FDJ a aussi lancé avec Ulule « Sport pour elles ». Il s’agit d’une plateforme de financement participatif dédiée aux associations françaises dont l’activité générale ou un projet donné encourage la pratique féminine ou mixte du sport.

En février 2017, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel a aussi reconduit l’opération des « 4 saisons du sport féminin ». Lancé en 2014 pour développer les pratiques sportives féminines et leur exposition médiatique, l’opération s’articule autour de 4 temps forts répartis dans l’année. Par exemple, en 2016, le CSA, le Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, le CNOSF (dans le cadre de la semaine « Sentez-vous sport ») et la Maison du sport s’étaient notamment mobilisés.

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Autre opération dans le monde du sport, avec Le Football des Princesses. Cette initiative, menée conjointement avec le Ministère de l’Education Nationale et la Fédération Françaises de Football (FFF), vise à promouvoir la pratique du football féminin au sein des écoles et collèges.

Si ces opérations permettent de faire évoluer les choses, il est nécessaire qu’elles soient multipliées. Plusieurs signes encourageants incitent à amplifier ce mouvement en faveur de la féminisation du sport.

Par exemple, en 2015, le nombre de licences sportives délivrées à des femmes fut supérieur à celui des licences délivrées à des hommes : une première encourageante !

Cet article a été initialement publié par notre partenaire, Le Tremplin, première plateforme d’innovation pour le sport au cœur de la région parisienne.


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