Les 3 conseils de Cyrille Jacobsen, Head of Marketing de l'UCI

Jacobsen

Ancien sportif de haut niveau en pentathlon moderne pendant 10 ans, passé par l’ESCP, Adidas, Eurosport, Amaury Sport Organisation et Lagardère Unlimited avant de prendre ses fonctions à la tête du marketing de l’Union Cycliste Internationale, Cyrille Jacobsen donne 3 conseils à tous ceux qui voudraient travailler dans le monde du sport.

 

 

     1. Avoir une véritable culture du sport business

Au-delà d’une passion pour le sport, qui est indispensable, il faut se renseigner sur cette industrie d’un point de vue économique et social. Cela ne se résume pas à feuilleter l’Equipe tous les matins mais implique de se pencher sur la presse spécialisée, surtout anglo-saxonne, pour comprendre les enjeux économiques liés aux grands évènements mondiaux. Ces publications traitent souvent des aspects média et marketing ce qui permet non seulement d’appréhender les différents business models des acteurs du sport mais aussi de comprendre le rôle des fédérations, ou autres rights holders, des collectivités, etc. bref de tous les acteurs principaux de l’industrie du sport. C’est une culture qui doit s’acquérir en ayant une approche la plus internationale possible. Il est important de comprendre les différences culturelles qui existent à travers le monde. Certains sports, pourtant considérés comme globaux, ne sont pas toujours les plus puissants dans certaines régions du monde comme par exemple le football aux Etats-Unis qui n’occupe qu’une place secondaire. Il existe de nombreuses particularités régionales comme par exemple la place du cricket en Inde, au Royaume-Uni, du saut à ski en Allemagne et en Pologne ou encore du cyclo-cross en Belgique Flamande ! Cette culture permet de pouvoir parler de l’ensemble des disciplines, de comprendre leurs économies propres et d’en savoir un peu plus sur le profil des fans qui seront touchés par ces sports. Ces connaissances vont influencer le discours à tenir aux différents acteurs qui voudraient acheter les droits d’un sport en démontrant clairement le retour sur investissement qu’ils peuvent en attendre.

 

     2. Se créer et activer un réseau

L’industrie du sport est un petit monde où tout le monde se connait. On y voit toujours les mêmes têtes et très peu d’annonces circulent officiellement sur le marché de l’emploi. Pour se tenir au courant il est donc indispensable de travailler son réseau. Bien sûr cela demande des efforts. Un bon réseau s’entretient et implique d’être au bon endroit au bon moment, de se rendre à des évènements, de donner de son temps, de sa personne, de rendre des services sans en attendre en retour et d’apprendre à partager l’information.

  

   3. Avoir une approche internationale

Beaucoup d’évènements sont itinérants, voire même la grande majorité des évènements à dimension mondiale (Championnats du Monde, Jeux Olympiques, etc.). Or derrière ces évènements il y a toute une véritable économie qui est drainée et donc des opportunités d’emplois nombreuses. Malgré les quelques grands évènement que la France va accueillir dans les années à venir elle ne représente qu’un micromarché par rapport à la bulle du sport business mondiale. Cela implique d’être prêt à s’installer durablement à l’étranger ou suivre les évènements et devenir aussi itinérant qu’eux. Etre capable de travailler dans des environnements internationaux demande de maitriser la culture des différents évènements et pays et d’avoir un réseau international, ce qui nous ramène aux deux premiers conseils.

 

Celui ou celle qui travaillera activement sur ces trois points augmentera ses chances de trouver un travail dans l’industrie du sport business. Les places sont chères et pas si nombreuses car c’est un secteur très demandé du fait de l’augmentation du nombre de formations proposées par des universités et écoles. Malheureusement, les débouchés n’augmentent pas à la même vitesse. Il faut donc arriver à se faire remarquer tant par ses compétences qu’à travers ses relations.

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