La technologie révolutionne la pratique handisport (Partie 3)

Handisport

Application sonore, fauteuil ultra léger et maniable, prothèse imprimée ou encore drone directionnel pour les athlètes aveugles, l’apport de la technologie est considérable dans le développement de la pratique handisport. L’accès aux pratiques et les performances sportives sont ainsi impactées directement et les perspectives d’évolutions demeurent nombreuses. Des startups et porteurs de projets investissent progressivement ce domaine. 

Et si les performances sportives dépassaient celles des athlètes valides ?

Au regard de l’évolution rapide de l’assistance technologique, les athlètes handisport se munissent de supports technologiques qui optimisent la performance sportive, au point de se rapprocher véritablement des performances des athlètes valides. A partir de quel moment la technologie prend le pas sur les performances véritables de l’athlète ? Dans quelle mesure un athlète augmenté est-il favorisé par rapport à un athlète valide ?

Des chercheurs de la Southern Methodist University ont découvert que la légèreté des prothèses portées par Pistorius aux Jeux de Londres le rendait plus rapide qu’il ne l’aurait été sans elles.

Ces dernières années, les progrès conséquents dans les domaines de la robotique, de l’informatique et des sciences cognitives laissent entrevoir un potentiel important en matière de performance sportive. C’est pour cette raison que plusieurs sociétés suisses évoluant dans ces champs ont décidé d’organiser le Cybathlon, la première compétition de sport robotisé, avec des athlètes équipés de prothèses, d’exosquelettes et de dispositifs électroniques. Elle aura lieu le 8 octobre prochain à Zurich.

Cybathlon

Pour chaque épreuve, deux médailles seront décernées : une à l’athlète et l’autre pour l’équipe de recherche ou l’entreprise qui aura fabriqué le système d’assistance robotisé. Celui-ci pourra être une prothèse myoélectrique, dont le fonctionnement est assuré par des électrodes recueillant les contractions musculaires de l’athlète, un exosquelette, un fauteuil roulant, ou encore des technologies plus futuristes comme les interfaces cerveau-machine. Les objectifs sont clairs, sensibiliser le public sur les défis et les opportunités des technologies d’assistance et encourager à l’innovation et au progrès technologique pour les athlètes handisport.

Et si demain ces athlètes dépassaient les capacités des sportifs valides ? Hugh Herr, directeur de recherches au Media Lab du MIT, amputé de deux jambes est designer de prothèses et de jambes bioniques. Amoureux d’alpinisme, il a conçu des prothèses spéciales qui non seulement lui permettent de pratiquer à nouveau ce sport mais également d’atteindre des prises que les alpinistes valides ne pourraient atteindre, grâce notamment à des crampons qu’il a soudé dessus. Ce chercheur s’intéresse désormais à la biomécatronique, qui veut intégrer la physiologie humaine dans l’électromécanique afin de créer « des structures qui font mieux que les capacités biologiques », comme il l’a annoncé durant une conférence TEDTalk en 2014.

Des perspectives infinies pour les sportifs en situation de handicap, qui pourront demain se lancer des défis qu’ils n’auraient certainement pas relevés en tant que sportif valide, à l’image de Philippe Croizon, l’aventurier amputé des quatre membres qui a déjà traversé la Manche puis relié les cinq continents à la nage et qui s’attaque désormais au Dakar 2017 avec un buggy spécialement adapté à son handicap.

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