Bonita

Notre partenaire éditorial, SportBusiness International, a rencontré Bonita Norris, la personne la plus jeune à avoir atteint le Pôle Nord et le sommet du Mont Everest. Elle évoque son travail en tant qu’ambassadrice pour l’association caritative Play for Change.

« J’ai récemment participé à une tentative d’ascension du K2. C’est un véritable défi. La montagne a tenu sa réputation sur certains points, sur l’imprévisibilité des conditions climatiques et des avalanches notamment, mais, mis à part cela, elle est décrite comme la montagne la plus dangereuse du monde et je n’ai pas vraiment eu ce sentiment. L’ascension était directe, j’ai vraiment apprécié. Malheureusement, je me suis fait un œdème cérébral, un peu comme si mon cerveau enflait, donc je n’ai pas pu continuer, mais personne n’est arrivé au sommet à cause d’une avalanche. Déception mitigée donc. Nous sommes rentrés les mains vides, mais vous acceptez cela en tant que grimpeur. »

« Je suis la grimpeuse la plus jeune à avoir escaladé l’Everest et atteint le Pôle Nord. J’avais 22 ans quand j’ai fait l’Everest et 23 quand je suis allée au Pôle Nord. L’Everest était assurément le plus difficile, car il est beaucoup plus long et plus dangereux. »

« Quand vous cherchez un sponsor, faites bien savoir qu’il n’y a aucune garantie que vous atteignez le sommet. Les problèmes arrivent quand vous commencez à penser que le succès dépend d’une sorte de gain que vous ramenez à votre retour, comme être plus connu dans le monde de l’escalade. Les meilleurs sponsors sont ceux dont les principales valeurs sont alignées sur ce que vous faites. J’ai travaillé avec une entreprise nommée Vocalink lors de mon ascension de l’Everest, et l’une de ses valeurs était de soutenir les jeunes. »

« Play for Change m’a approché au début de l’année. Ils voulaient que je fasse un discours pour eux dans une école locale. J’ai dit que j’adorerais faire un discours, mais j’ai demandé si je pouvais être plus impliquée car je travaille beaucoup dans les écoles, j’essaie de faire émerger des vocations et de les aider simplement à manier les outils pour se fixer des objectifs et les atteindre. C’est toujours bien de planter des drapeaux aux sommets des montagnes et de faire des interviews [pour communiquer sur les œuvres caritatives], mais c’est toujours mieux s’ils ont des gens qui peuvent partir et travailler avec les personnes qu’ils essaient d’aider. Play for Change a des projets au Népal, qui est un pays qui me tient évidemment à cœur. Ils travaillent avec les gens là-bas et il ne s’agit pas simplement de faire en sorte que les personnes s’engagent dans le sport. C’est vraiment donner l’opportunité aux jeunes de jouer, de rester actifs et d’interagir. Leur projet au Népal est quelque chose que j’aimerais bien voir un jour, et c’est un de mes objectifs d’un point de vue caritatif. Rendre les enfants désavantagés, pas seulement du Royaume-Uni, mais aussi d’autres pays, actifs, leur donner du soutien à travers le sport et les éduquer par ce biais. Je pense que le sport et l’éducation sont liés intrinsèquement. »

« Etre un ambassadeur Play for Change ne me prend pas énormément de temps. Tous les ambassadeurs ont des emplois permanents. C’est juste une question de ce que vous pouvez faire dans le temps disponible que vous avez. »

« Je pense que, globalement, il est assez difficile de rendre les filles impliquées dans le sport. Il y aura toujours un groupe de filles qui sera motivé pour être actif et sportif, et qui n’ont pas tant besoin d’impulsion. Et puis, il y a un autre groupe de filles qui, pour plusieurs raisons, ne sentent pas pouvoir s’impliquer dans le sport. Je le vois quand je vais dans les écoles au Royaume-Uni. Peut-être qu’elles sont complètement désintéressées et qu’elles ne voient pas bien ce qu’elles peuvent retirer de la pratique du sport, ou bien elles ne veulent pas transpirer devant les personnes qu’elles connaissent. Pour les filles, faire du sport est beaucoup moins un rituel de passage. »

« Nous avons vu avec les Jeux Olympiques que la religion ou les politiques n’ont pas à être une barrière pour la pratique sportive des femmes. On a vu des femmes participer en Hijabs et cela ne les a pas freinées, mais peut-être que dans le sport féminin, il n’y a pas autant de modèles médiatiques. Les footballeurs transcendent la culture, mais pour les jeunes filles, il ne semble pas y avoir beaucoup de stars qui imprègnent la culture mainstream. »

« Je suis également conférencière sur la motivation, j’écris un livre et je suis présentatrice TV. Je travaille pour Red Bull et je suis l’une de leurs présentateurs des sports extrêmes. Je travaille sur plusieurs sports et événements pour eux sur Red Bull TV. Pour Red Bull, ce n’est pas vraiment du sponsoring de sports extrêmes, mais je pense qu’ils veulent sponsoriser les sports qui demandent un grand contrôle et une grande concentration. »

Cet article a été publié originellement par notre partenaire éditorial, SportBusiness International.  

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