Paris 2024 Doha

Le 15 novembre dernier, la délégation Paris 2024 s’est rendue à Doha, au Qatar, pour présenter aux représentants des Comités Nationaux Olympiques son projet, de même que les équipes de Los Angeles et Budapest. Au programme : motivations, vision et état d’avancement du dossier de candidature.

Election de la ville-hôte : des critères de succès clairs et nets

Avant d’entrer dans les détails de cette première présentation (sur trois en tout et pour tout), il est nécessaire d’avoir en tête les critères de succès d’une candidature pour l’organisation des Jeux. Il y a deux ans, en décembre 2014, la 127e session du CIO s’est tenue à Monaco et a débouché sur l’adoption de l’Agenda Olympique 2020, véritable feuille de route pour l’avenir des Jeux Olympiques et Paralympiques approuvée à l’unanimité par le Comité. 

Au cœur de cet Agenda, quarante recommandations forment les pièces d’un « puzzle » à reconstituer pour atteindre l’objectif désiré : changer la face de l’olympisme en se préparant aux nombreux défis que posent et poseront les évolutions de la société. Mises ensemble, ces 40 recommandations doivent répondre aux problématiques de durabilité, crédibilité et jeunesse.

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La réponse de Paris 2024 : partage, passion & sens

Devant les représentants des Comités Nationaux Olympiques, après les exposés américain et hongrois, l’équipe française composée de Denis Masseglia, président du CNOSF, Bernard Lapasset, ancien président de World Rugby et vice-président du CNOSF et désormais co-président de Paris 2024, Anne Hidalgo, maire de Paris, Tony Estanguet, triple-champion olympique de canoë slalom et co-président de Paris 2024 ainsi que Teddy Riner, double-champion olympique et huit fois champion du monde de judo, a pu présenter son projet pour des Jeux Olympiques et Paralympiques parisiens dans huit ans.

A l’inverse des autres candidats, Paris a accentué sa présentation sur l’état d’avancement du projet afin de montrer que l’équipe de candidature qui travaille depuis plus d’un an a monté un dossier solide, base de travail importante pour soutenir une vision plus idéaliste. Cette vision, Paris 2024 en a déjà les grandes lignes. Elle se résume en fait aux deux mots répétés par Tony Estanguet lors de la présentation : Passion et Sens.

La passion, c’est de montrer la beauté, la richesse, la diversité de Paris en organisant le tournoi de Beach-Volley au pied de la Tour Eiffel, les courses de natation dans la Seine ou encore les compétitions équestres dans le jardin du Château de Versailles. C’est également la garantie d’un événement organisé à guichet fermé et qui puisse vivre dans et en dehors des stades.

Le sens, c’est l’idée que les Jeux doivent laisser un héritage fort pour les territoires et les populations. Un engagement durable sans précédent avec la création d’un village durable qui sera un modèle pour la France et le monde. Un espace qui fera la part belle aux aux espaces verts, à la réfection de quartiers et de logements et à la construction de « tours maraichères » ; c’est aussi cet accord d’ores et déjà signé avec le Yunus Centre (du nom du Prix Nobel de la Paix Muhammad Yunus), axé sur l’économie sociale et solidaire afin d’impliquer le grand public (jeunes, entrepreneurs, entreprises du domaine de l’économie collaborative…) dans un projet solidaire et positif. Tout ceci dans le but de réduire de façon durable la pauvreté, le chômage et l’empreinte carbone de la capitale tricolore.

« L’organisation d’événements sportifs, et le sport en général, sont une formidable occasion de promouvoir la paix et l’intégration sociale et économique. En définissant des objectifs clairs dans ce domaine, nous nous engageons à créer un véritable héritage avec des retombées concrètes pour les habitants de Paris et de la France. », clame Etienne Thobois, directeur général de Paris 2024.

Les prochaines étapes

La route est encore longue jusqu’à l’élection de la ville-hôte par le CIO qui sera réuni à Lima le 13 septembre 2017. Cette première présentation était la plus courte (vingt minutes, pas de questions/réponses) d’une série de trois que l’équipe de candidature devra livrer sur la période. Elle fut également particulière car les orateurs s’adressaient aux représentants des Comités Nationaux Olympiques. 

Entre-temps, un troisième dossier doit être remis en février au CIO. Il abordera les questions de la Livraison des Jeux, l’Expérience et l’Héritage des Jeux. Enfin, la commission d’évaluation du CIO effectuera une visite des sites choisis pour accueillir les compétitions, les athlètes, les médias et les spectateurs.

La route est longue donc et les défis encore nombreux. Une candidature pour accueillir les Jeux Olympiques doit répondre à des engagements stricts : excellence, durabilité, passion. Elle doit surtout permettre d’aller dans le sens de la Charte Olympique : « mettre le sport au service du développement harmonieux de l’humanité en vue de promouvoir une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine. » 

Au vu de l’année 2016 qui vient de s’écouler, on peut espérer que Paris 2024 anticipe des aléas qui pourront être radicaux, et s’inspire de l’organisation de l’Euro pour présenter aux membres du Comité International Olympique des Jeux Olympiques aussi sereins qu’enthousiasmants.

Pour suivre au plus près les actualités de la candidature Paris 2024, rendez-vous sur le site www.francsjeux.com.

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